Le rêve
Je rêvais de partir à Hawaii depuis l'adolescence : le surf, l'océan, tout cet écosystème autour de la glisse m'a toujours passionnée.
Les voyages font partie de mon quotidien : je regarde, je m'informe, je me documente sans arrêt sur tout ce qu'il y a à voir dans le monde.
Le jour est arrivé. Fin décembre 2024 je balance ça sur la table : Et si on partait en road trip à Hawaï ?
On est aussi passionnés de glisse. Hawaii n’était pas forcément une priorité au départ, mais l’idée a vite pris. « Il y a tant de choses à faire là-bas », « il y a des volcans » dont un des derniers au monde encore actif. Et là ça y est : la motivation est lancée, le projet prend forme.
Les recherches
Je ne dis rien mais je commence à regarder si c'est faisable. Oui c'est un rêve, mais est-il réalisable ? J'avais toujours entendu dire « c'est cher », « c'est hors budget », « c'est un voyage qu'on fait pour sa lune de miel », « c'est loin », bla bla bla.
OK, je prends note. Mais non, je suis persuadée de mon côté qu'on peut trouver une façon de réaliser mon rêve et de visiter cet archipel sans forcément y laisser un rein.
Je commence donc mes recherches, et je regarde tout d'abord les billets d'avion. Paris → Honolulu fin avril / mi-mai, et surprise : un direct pour à peine 800 € aller-retour.
💡 Tip — trouver des vols pas chers via Google Flights
Petite astuce : recherchez via la map. Mettez le point de départ et lancez la recherche pour faire apparaître toutes les destinations possibles avec leurs prix sur la carte. Ça change la vie.
Je trouve donc des prix carrément abordables. Là je me dis : c'est jouable.
Van life vs hôtels
Place aux logements. Je regarde rapidement et oui, on est sur un gros budget — entre resort 4*, Airbnb ou simple hôtel, c'est effectivement assez élevé (minimum 300 € la nuit).
Mais de toute manière ce n'était pas l'idée. L'idée c'était de lier van life et Hawaii. L'un ne va pas sans l'autre. Autre rêve : avoir sa maison roulante et pouvoir être libre de voyager n'importe quand dès que j'ai du temps libre.
Je propose direct l'idée : une van life à Hawaï pendant 3 semaines ?
SUPER IDÉE, ça serait trop cool.
Les jours passent, je continue de m'informer, je trouve des infos à droite à gauche sur des expériences similaires. C'est donc faisable.
L'idée d'une escale à Los Angeles
Entre deux, j'avais vu que souvent le voyage pouvait se faire avec des escales — il y en avait à Los Angeles ou San Francisco. C'est sur la route.
Je n'avais jamais mis un pied en Californie. Je me dis donc qu’on pourrait s'arrêter 1 ou 2 jours en Californie avant de faire notre road trip.
Bingo, pourquoi pas.
De mon côté j'étais bien sûr plus tentée par LA — c'était pour moi la représentation de la NBA, Hollywood, Beverly Hills, Malibu. Me voilà donc déjà en train de me faire des plans sur la comète.
Booking : on accélère
Les fêtes de fin d'année passent, et là les incendies à LA commencent. Je suis ça de très près. Je suis déjà en train de me dire que mon plan va tomber à l'eau, que tout va brûler, et que je pourrai jamais aller à LA de ma vie.
C'est là que tout s'accélère. On décide de booker les billets d'avion. On se met d'accord sur les dates, on pose nos congés respectifs, et puis ça y est, c'est acté, on réserve.
On part du lundi 28 avril 2025 au dimanche 18 mai 2025. Paris CDG → LAX Los Angeles en direct avec Air France, environ 700 € aller-retour par personne.
1re étape bookée : je vais à LA mon gars.
Le programme final
Mais ce n'est pas tout, la plus grosse organisation reste à venir : Hawaii. Quelles îles choisir ? Combien de temps ? Booker des vans ?
J'avais en tête une vague idée du budget mais rien de concret. J'avais vendu le truc à 5 000 € tout compris par personne pour 3 semaines. Il fallait que je respecte ça.
Après des heures de recherche et de brainstorming, on finit par se décider sur le programme :
Los Angeles — 1 nuit / 1 journée
Big Island (Hawaii) — 5 nuits / 6 jours
Maui — 5 nuits / 6 jours
Kauai — 5 nuits / 6 jours
Oahu / Honolulu — 2 nuits / 3 jours
On commence par en bas de l'archipel et on finit par ce qu'il y a de plus connu dans le monde : Honolulu.
Les vols inter-îles
Bien sûr, avant de fixer le programme, des heures de recherche ont été faites concernant les avions inter-îles, les compagnies aériennes, les horaires. On book avec la compagnie locale Hawaiian Airlines — environ 60 à 80 € par personne pour chaque vol.
On voyage avec un sac à dos cabine, pas de bagage en soute : gain de temps considérable au check-in et à l'arrivée. Pas d'attente pour récupérer la valise à chaque fois.
Les vans
L'idée a été de réserver les vols et les vans en même temps. Bon, ce n'est pas ce qu'il s'est réellement passé : on a fait ça en plusieurs fois. D'abord les billets inter-îles, puis la réservation du premier van « Bertha » sur Big Island avec Sun + Salt Campervans, full équipé (le best de notre séjour). Puis le deuxième pour l'ile de Maui, la jeep avec tente sur le toit pour Kauai et la petite cabane chez un local grâce à Home Exchange à Honolulu!
Les permis
Les fameux permis de stationnement… oui, ça aussi c’était une sacrée orga. Tout devait être à peu près planifié à l’avance, car à Hawaii le camping sauvage est interdit. Il faut des permis quasiment partout, et savoir où tu pourras passer la nuit à l’avance — et bien sûr, c’est différent pour chacune des îles.
Mais après quelques recherches, et une vague idée des spots que nous voulions faire, nous voilà à peu près calés sur le sujet ! (J’en ai réellement booké 2-3 à l’avance, car c’était des endroits très fréquentés apparemment. Ils sont très stricts : les permis doivent être imprimés et laissés bien en évidence sur le pare-brise…) surtout pour Maui !
Sur Big Island, aucun souci : on a toujours trouvé des spots “free”, assez facilement.
Mais alors Kauai… une autre histoire.
Déjà, camping obligatoire et payant. Et surtout : seulement 2 spots sur toute l’île autorisent les jeeps + tente sur le toit. Deux. Autant dire que la pression monte très vite.
Impossible d’improviser. Il faut anticiper, checker les dispos, comprendre les règles (qui ne sont pas toujours très claires), et espérer qu’il reste de la place. Sinon, c’est simple : pas de plan B.
Clairement, c’est l’île où l’organisation était la plus stressante.